L’inactivité physique a-t-elle des conséquences sur notre santé ?

 

L’inactivité physique est caractérisée par un niveau insuffisant d’activité physique ne permettant pas d’attendre le seuil de 30 minutes d’activité modérée 5 fois par semaine. Les conséquences de l’inactivité peuvent être dramatiques.

L’observatoire national de la l’activité physique et de la sédentarité (ONAPS) a publié en 2018 un rapport alarmant. Les résultats de différentes études concordent sur le fait que l’inactivité physique augmente nettement le risque de pathologies cardio-vasculaires, de cancers du sein et de cancers colorectaux.

Pour plus d’informations, consultez le rapport complet de l’ONAPS

 

Quels sont les effets de l’activité physique sur la santé ?

Effets de l’activité physique sur les TMS (troubles musculo-squelettiques)

Une analyse groupée de plusieurs études – une méta-analyse – réalisées récemment par l’équipe de Daniel Steffens a montré de manière flagrante que la pratique d’une activité physique régulière réduisait de 35% le risque de lombalgie par rapport à une population inactive ou peu active. Parmi les activités physiques étudiées et permettant de lutter contre les troubles musculo-squelettiques, nous retrouvons :

  • la gymnastique suédoise,
  • les exercices d’endurance,
  • les exercices de renforcement musculaire,
  • les étirements.

Bienfaits de l’activité physique sur le stress au travail

Le stress intense vécu au travail peut être à l’origine de différents troubles psychiques tels que la dépression, l’épuisement professionnel (burn-out) et l’anxiété. Le stress est lié à la libération dans le corps de différentes hormones comme l’adrénaline et le cortisol. Lors d’une activité sportive régulière, les taux de ces deux hormones diminuent, limitant ainsi l’état de stress.

La pratique sportive permet également la sécrétion par le cerveau d’une substance appelée endorphine qui permet de ressentir un état de bien-être complet. De cette manière, il est ainsi possible de comprendre comment la pratique régulière d’une activité sportive diminue l’état de stress intense et la survenue des maladies qui y sont associées.

Quelle est la particularité d’une e-cohorte ?

 

La e-cohorte permet le recueil d’informations auprès des volontaires par le biais d’outils connectés. Cela peut prendre la forme de questionnaires envoyés par mails, de sondages sur les réseaux sociaux, de données collectées sur des applications par exemple.

L’avantage ? Pas besoin de se déplacer pour participer, les informations sont transmises de chez soi.

Comment participe-t-on à une cohorte ?

 

Afin de participer à une cohorte, il faut avant tout être volontaire et s’inscrire pendant la période de recrutement. Aucun établissement ne peut contraindre des individus de participer à un projet de recherche scientifique. Il est d’ailleurs possible pour un volontaire de se retirer d’une cohorte à tout moment et sans justification.

Dans le cadre de la cohorte mouveMeNT, la réalisation d’un objectif en terme d’activité physique sera proposée et les volontaires devront répondre à un ensemble de questions sur toute la durée de l’étude. En participant à une cohorte il n’y a pas de bénéfice individuel direct. L’ensemble des données collectées permettront cependant des avancées importantes de la recherche médicale dont les retombées scientifiques pourront être utiles à chacun demain.

Comment fonctionne une cohorte ?

Une cohorte se met en place en sélectionnant des volontaires correspondant à certains critères (travail éprouvant, activité physique faible, alimentation riche…).

Le nombre de volontaires peut être variable mais pour qu’un projet de recherche scientifique soit mené à bien, il est nécessaire qu’il y ait le plus de participants possibles.

Au début de l’étude, les volontaires ne présentent aucune des maladies étudiées. Dans l’étude menée par la Fondation de l’Avenir et la MNT, il s’agit des maladies liées à l’activité professionnelle. Tout au long du suivi de la cohorte des données sont recueillies auprès des volontaires lorsqu’ils sont exposés à des facteurs particuliers, ici la pratique d’une activité physique.

La cohorte permet donc d’accumuler un grand nombre de données pour calculer le lien entre un facteur et son effet sur une population.

Qu’est-ce qu’une cohorte dans la recherche médicale ?

 

Une cohorte est un groupe de personnes engagé dans un projet de recherche scientifique. Une étude de cohorte consiste à observer, sur un temps donné, l’apparition de certains événements chez les participants.

En général, une étude de cohorte est prospective ; cela signifie que l’observation commence avant l’arrivée de l’événement (lombalgie, dépression…). Une étude de cohorte permet d’analyser la fréquence de certaines maladies dans des populations exposées à un facteur de risque (inactivité physique, tabac, polluants…) ou à un facteur bénéfique (activité physique, méditation…).

La cohorte permet donc de savoir s’il existe un lien entre une maladie et un facteur donné, par exemple, elle peut permettre de déterminer si l’inactivité  et l’apparition de troubles musculo-squelettiques sont liées.

Comment fonctionne un projet de recherche scientifique ?

 

Un projet de recherche scientifique a pour objectif de répondre à une ou des questions scientifiques claires. Il est conçu de façon à apporter des preuves (des données) qui peuvent être vérifiées et qu’il est possible de répéter – qui sont reproductibles -.

Le projet de recherche est encadré par un chercheur et son équipe : doctorants, ingénieurs, assistants… Ils réfléchissent ensemble à des moyens techniques, humains et financiers afin de collecter les données d’intérêt. Selon le projet de recherche scientifique mis en place, les données seront récupérées auprès de personnes en bonne santé, de malades, d’animaux ou même de plantes. Dans tous les cas, un projet de recherche scientifique est contrôlé rigoureusement sur l’ensemble de ses étapes.